Résumé : Si les prémices de toute initiation consistaient à s'imprégner de l'esprit des lieux, il faudrait se laisser dériver dans L'Observance du même jusqu'aux abords de la grande année. Certes, l'exploration du labyrintbe dont elle forme la voûte ne cessera jamais, mais toute approche de l'œuvre de Michel Fardoufis-Lagrange en serait soudain d'autant plus aisée. Dégagés de l'emprise de la mémoire, les signes nous parlent et se jumellent, les paradoxes et contraires se conjuguent puisque abordés dans l'indifférenciation comme s'il s'agissait de tracer de nouvelles lignes de fuite dans la transparence. Nous assistons ici aux commencements du Texte lorsque se comblent les failles du langage. Cette traversée s'apparente à celle du temps, un temps toujours vacant : même parcours non inscrit, en perpétuel retour sur lui-même, et que les " corps de soupçon " régénèrent ; sorte de mouvement rotatoire allant toujours s'élargissant, où rien ne se perd au cœur desrépétitions.